conférence de presse de Sarkozy sur Emprunt-Université du 14 décembre 2009

Cette conférence de Presse  a duré 23 minutes.
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Apres les PRES, CAMPUS, PES…, le principe est de faire des « champions » et de ne mettre l’argent que sur 10 métropoles. Le reste du territoire devra se débrouiller.
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voir le rapport Juppé:
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Et comme tout pouvoir suprême, le Président s’est voulu au centre. Entre Henri Guaino, grand prêtre de l’emprunt, et le couple Juppé-Rocard, soucieux, voire obsédé (surtout le second) par les finances publiques. La conférence présidentielle sur l’emprunt a ainsi réussi le prodige de consacrer davantage de temps au … déficit public qu’à l’usage du grand emprunt, qui, il est vrai, avait été largement éventé dans les médias ces derniers jours.

Le Grand Emprunt a donc été rapetissé. Non seulement sur le plan du total de l’argent public investi (35 milliards quand Guaino et 61 députés espéraient 100milliards), mais aussi par les modalités. Ainsi le premier poste d’investissements, à savoir les universités, est consacré en majorité à la dotation à des Fondations universitaires, soit 8 des 13 milliards d’€ consacré à cet investissement. Or, il s’agit d’une dotation en capital. Ce qui pose trois questions :
1) L’argent effectivement investi dans les universités en 2010 ou en 2011 par exemple, ne sera donc pas de 13 milliards mais de 5 milliards auxquels s’ajouteront les intérêts des 8 milliards des fondations, soit au maximum 400 millions d’euros (si on fait l’hypothèse d’un rendement de 5%, très difficile à garantir). Un chiffre qui imposerait davantage d’humilité….

2) Compte tenu des pertes considérables de certaines grandes universités américaines (comme Harvard par exemple), fauchées par la crise financière à cause de placements aventureux, on aurait aimé un mot du Président (ou une question d’un journaliste) sur le mode d’emploi des placements des futures fondations : qui conseillera les présidents d’université,qui n’ont pas tous une formation financière ? Quelles seront les garanties prises pour éviter toute aventure financière ?

3) Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il attendait des entreprises qu’elles surenchérissent sur les investissements publics consacrés aux universités. Il a pris exemple sur ce qui passe à Harvard par exemple. Mais la France n’est pas l’Amérique, quelle que soit l’affection que lui porte le Président, et on peut douter, surtout en pleine crise, que les dirigeants d’entreprises françaises, habituées à ce que l’investissement recherche et formation soit conduit par l’état accompagne ce dernier dans son effort.

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