Halte à la répression à l’Université Toulouse 2-Le Mirail

Halte à la répression à l’Université Toulouse 2-Le Mirail

Vie des syndicats05-Sud-ouestToulouse 2 vendredi 18 septembre 2009

Étudiants, personnels BIATOS, enseignants et enseignants-chercheurs de l’Université Toulouse 2-Le Mirail dénoncent la campagne d’intimidation et la répression engagées par la direction depuis juillet 2009.

Nous, étudiants, personnels BIATOS, enseignants et enseignants-chercheurs, dénonçons la campagne d’intimidation et les pressions que nous subissons depuis le début du mois de Juillet.

PRESSIONS JUDICIAIRES ET POLICIÈRES SUR LES ÉTUDIANTS

Dans le cadre d’une plainte contre X déposée par l’administration de l’UTM, les coordonnées d’une dizaine de membres du Comité de lutte et de syndicalistes étudiants ont été communiquées aux services de police afin de constituer un dossier d’enquête.

Des motifs fallacieux tels que « vol de gâteaux pour un montant de 2000 € » et « violences sur personnes » reposant sur de faux témoignages d’antigrévistes déclarés, servent de prétexte pour réprimer les étudiants en lutte et ainsi couper l’herbe sous le pied à tout futur mouvement en jouant sur les ressorts de l’intimidation.

PRESSIONS FINANCIERES ET HIERARCHIQUES SUR LES PERSONNELS BIATOS

Retrait d’une journée de salaire complète (1/30e) pour « service non fait en totalité en date du 7 Juillet 2009 » à 21 personnels mobilisés contre le licenciement de 145 contractuels de l’UTM faisant partie des plus bas salaire de l’université (agents de catégorie C).

http://www.ferc-sup.cgt.fr/site/spip.php?article1302

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http://www.educpros.fr/detail-article/h/5702458cb4/a/daniel-filatre-ex-president-de-la-commission-sur-la-reforme-de-la-formation-et-du-recrutement-de.html

Daniel Filâtre (ex-président de la commission sur la réforme de la formation des enseignants) : «Il faut oser lever le voile sur une tradition de concours basée sur une même épreuve pour tous»

La réforme de la formation des maîtres devrait encore faire des vagues à la rentrée 2009. Les premiers textes sortis cet été installent la mastérisation dans le paysage et des groupes de travail se réunissent en septembre pour régler les dernières questions en suspens. Démissionnaire de la commission de concertation qu’il présidait avec le recteur Marois, Daniel Filâtre, président de Toulouse 2, entend défendre la place des universités dans le dernier round de la mise en place de cette réforme toujours prévue pour la rentrée 2010.

Qu’est-ce qui est réglé pour l’instant dans la réforme de la mastérisation et qu’est-ce qui reste en suspens ?

Le niveau master exigé pour passer les concours est acquis et acte la mastérisation du recrutement en positionnant le concours en deuxième année de master (M2). Ce choix écarte notre proposition de placer l’admissibilité des concours en fin de M1 pour libérer les étudiants en M2 et leur permettre ainsi de préparer l’admission. Mais finalement, ce qui est déterminant ce n’est pas la place des concours, c’est surtout de repenser le lien entre les concours et la formation ainsi que l’orientation/réorientation des 240 000 étudiants qui s’inscrivent aux concours. Jusqu’à maintenant, on passait le diplôme puis ensuite les concours. On passe de ce modèle séquentiel à un modèle intégré.

Comment souhaitez-vous réformer les concours de l’enseignement par rapport à ce modèle intégré ?

Jusqu’à maintenant, on formait aux savoirs académiques avant de former aux compétences professionnelles dans les IUFM. Aujourd’hui, savoirs académiques et professionnels doivent se mener de front et on propose des blocs de compétences intégrées. En effet, avec la concomitance entre la formation et les concours pendant le M2, il est impossible de préparer les épreuves du concours et celles du master en même temps. Il faut aménager les épreuves du concours avec des épreuves composites. En soi, c’est une révolution de repenser des épreuves validées en master, qui ne soient pas repassées lors du concours. On doit distinguer ce qui relève de l’inspection générale (qui sélectionne) de ce qui relève de l’université (qui forme) avec le master. L’Inspection générale allait dans ce sens en juillet. Pour éviter de re-sélectionner, l’Education nationale et l’Enseignement supérieur doivent travailler en commun. Il faut oser lever le voile d’une tradition de concours basée sur une même épreuve pour tous en diversifiant les épreuves selon la situation des étudiants, selon par exemple qu’ils sont en M2 ou non.

Le dialogue difficile entre Education nationale et Enseignement supérieur n’était-il pas la clé des problèmes l’année dernière dans la mise en place de cette réforme ?

Nous partagions les ambitions initiales de la réforme, mais elle a été menée avec précipitation. Faute de temps, les enseignants ne pouvaient penser en même temps les maquettes de master et les nouveaux concours la même année. Par ailleurs, notre décision de quitter la commission était aussi fondée sur le constat que les ambitions étaient davantage économiques que pédagogiques avec la suppression de l’année des fonctionnaires-stagiaires. En décidant de placer les concours après la formation, l’Education nationale n’a pas su rencontrer l’Université et l’Enseignement supérieur. De plus, les syndicats du supérieur ne sont pas les interlocuteurs traditionnels de l’Education nationale habitués aux syndicats du secondaire. La coopération entre les deux ministères est nécessaire. Nous proposons que les groupes de travail selon les types de concours (Capes, Cape, CPE et Agreg) qui doivent se réunir pour poursuivre la réflexion soient constitués à parité de personnes du scolaire et du supérieur. Les universités ne sont pas des opérateurs de la réforme mais des coproducteurs avec une vision de la réforme et elles en revendiquent la responsabilité. Ce n’est plus pareil que lorsque les IUFM et les concours étaient hors de l’université.

Suite à la crise universitaire vécue par Toulouse 2 l’année dernière, vous avez décidé de décaler vos deux sessions d’examen en septembre. Comment allez-vous recommencer l’année universitaire ?

Début novembre 2009, notre université va tenir ses assises à l’occasion de ses 40 ans. Nous avons un potentiel scientifique fabuleux mais avec des blocages récurrents qui mettent en jeu sa survie. Nous poserons les questions telles que « Quelle université voulons-nous», « Quelles règles pour vivre ensemble ». C’est une université innovante, excellente, critique avec une extrême gauche très importante, mais elle ne peut se permettre d’avoir sept blocages en neuf ans. Les forces de l’ordre sont intervenues à cinq reprises. Si à chaque réforme, il y a des blocages et des grèves, ce n’est pas tenable.

Chatel poursuit le chantier de la formation des maîtres sur les pas de Darcos
Lors de sa conférence de presse de rentrée, Luc Chatel a voulu afficher le rétablissement du dialogue entre son ministère et celui de Valérie Pécresse pour faire aboutir la réforme de la mastérisation de la formation et du recrutement des enseignants. Une réforme mal engagée par son prédécesseur Xavier Darcos dont Luc Chatel a signé les premiers décrets d’applicationcet été et lancé la circulaire sur l’organisation des stages de professionnalisation, jugée « inadmissible » par le SNES. A partir de début septembre 2009, des groupes de travail se réuniront jusque fin octobre pour caler ce qui reste en suspens : la place des concours pendant le master 2, le contenu des masters enseignement et celui des stages.

Propos recueillis par Fabienne Guimont

01.09.09

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