CNRS de fin 2005 à fin 2009: il restera seulement alors deux grands instituts, physique -mathématiques et celui de chimie.

Depuis fin 2005, nous savons comment le CNRS sera traité via ANR, AERES qui était déjà dans les cartons.

Le limogeage en janvier 2006 de l’ancien directeur du CNRS (avec démission solidaire de toute la direction) a été le premier élément visible.

EN 2009, le Conseil scientifique (CS) du CNRS, sous la pression de la direction elle-même pilotée par le ministère, a voté la liste et les intitulés des neuf instituts du CNRS, à savoir : chimie, écologie et environnement, physique, physique nucléaire et physique des particules, sciences biologiques, sciences humaines et sociales, sciences mathématiques et leurs interactions, sciences et technologies de l’information et de l’ingénierie, sciences de l’univers.

Le CS a cependant refusé de voter le Contrat d’objectifs et de moyens et l’a renvoyé à ses auteurs pour réécriture. En effet, ce contrat réorganise le CNRS en transférant aux universités la gestion des UMR et en accentuant le rôle d’agence au détriment de celui d’opérateur de recherche du CNRS.

La rapport de l’AERES sur l’évaluation de l’INSERM est clair: faire un institut des sciences du vivant qui débouche sur « alliance ».Mais la partie biologie du CNRS sera surtout pilotée par l’INSERM.

Le rapport sur l’informatique recommande la création d’une nouvelle agence sur le logiciel qui de fait va se trouver dans les mains de l’INRIA.

La mission du CNRS est le maintien de toutes les disciplines au CNRS. Le CNRS va perdre les thématiques de la biologie et celles de l’informatique bien que la ministre revient périodiquement sur ses déclarations qui annonçaient ce découpage.

En refusant au CNRS un institut des sciences de l’environnement, restreint à « écologie et environnement », le ministère prépare la sortie de cette thématique vers le projet annoncé de consortium INRA CIRAD école d’Agro.

Il ne reste plus qu’à sceller le sort des SHS, pour qui le ministère prévoit, depuis longtemps, une affectation directe dans les universités.

Au CNRS, il restera seulement alors deux grands instituts, physique -mathématiques et celui de chimie.

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