Gandhi et la parole: « Ce que vous faites au plus petit de tous les miens, c’est à moi que vous le faites. »

Malgré l’immense respect qu’avaient pour lui, sa femme, sa famille et ses amis les plus fidèles, ils se sont, maintes fois, opposés à ses opinions et à ses objectifs et ses actions concernant le sort des parias.

Toute sa vie, et avec toute son énergie, Gandhi a lutté pour améliorer le sort des « intouchables ». Il a souvent été seul dans sa lutte.

Comme Jésus qui avait dit : « Ce que vous faites au plus petit de tous les miens, c’est à moi que vous le faites. » (évangile Matthieu 25,40), Gandhi se sentait intimement lié au sort du plus démuni des intouchables de l’Inde.

Ces parias exécutaient les tâches considérées comme méprisantes par les membres des castes (nettoyage des rues, éboueurs, etc.).

Ce n’est pas par des discours que le Mahatma mena son combat mais plutôt par des gestes concrets. Par exemple, au cours d’une réunion sur le sort des intouchables où il devait prendre la parole, Gandhi demanda avant de commencer son allocution : « Y a-t-il ici un intouchable? » Comme personne ne leva la main, Gandhi refusa de continuer et il se retira. À une autre occasion, une famille d’intouchables se présenta à son Ashram d’Ahmédabad et demanda d’en devenir membre permanent.

Gandhi les accueillit sans hésiter.

Cela allait à l’encontre de toutes les règles touchant les relations avec les parias et les bienfaiteurs qui subventionnaient l’Ashram informèrent celui qui recevait leurs dons qu’ils ne pouvaient pas financer un lieu contaminé. Gandhi déclara que si l’argent venait à manquer, l’Ashram déménagerait dans le quartier des intouchables. Or un miracle, comme ceux qui sont décrits dans les évangiles, se produisit le jour même où il n’y avait plus d’argent dans la caisse pour subvenir aux besoins de la maisonnée.

Un homme arriva à bord d’une automobile et demanda si la communauté avait besoin d’argent. Gandhi, qui n’avait vu cet homme qu’une fois par hasard, lui répondit tout simplement : « Bien sûr. » Le lendemain, il revint à l’Ashram et il remit 13,000 roupies à Gandhi. Cela couvrait les besoins de la communauté pour au moins un an.

Les femmes de l’Ashram, Kasturbaï en tête, ne pouvaient pas accepter la présence d’une intouchable dans leur cuisine. Gandhi tenta de raisonner sa femme en faisant appel à son bon sens. Rien n’y fit. Le préjugé était tenace. Pour montrer sa détermination, Gandhi annonça qu’il avait adopté légalement la petite intouchable Lackhmi. Kastubaï devenait ainsi la mère d’une paria.

Ensuite, il se mit à accomplir des tâches dévolues selon la tradition aux parias. Il se chargea dorénavant du nettoyage des toilettes de l’Ashram et peu à peu ses disciples en firent autant.

Comme les parias n’appartenaient à aucune classe, Gandhi se mit à las désigner sous le nom de « haryans » ou « enfants de Dieu » et grâce à son immense influence, le terme fut avec le temps utilisé couramment dans toute l’Inde.


Ref. http://www.claude.dupras.com/les_intouchables.htm

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3 Réponses to “Gandhi et la parole: « Ce que vous faites au plus petit de tous les miens, c’est à moi que vous le faites. »”

  1. Marine Says:

    bonjour,

    la phrase de début est belle, mais elle n’est pas de Gandhi. C’est une phrase tirée de la Bible (Matthieu 25, 40). C’est Jésus qui l’a dite.

  2. Kinanga Says:

    Le legislateur congolais a élaboré la loi fonciere pouvant regir le sol congolais sans les les peuple congolais, c’est pourquoi elle cause des problemes dans son application.

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