sciences21–repression pendant l’été sur l’université de ST-ETienne

05.08.2009

Répression estivale dans les universités ?

Va-t-on vers une vague de répression estivale dans les universités françaises, suite aux mouvements de la dernière année académique contre les « réformes » de Valérie Pécresse ? Les vacances d’été seront-elles le moment choisi pour déclencher une série de procédures disciplinaires ? Le 5 août, un communiqué dénonce la convocation devant un conseil de discipline d’une dizaine d’étudiants de l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne qui ont participé aux grèves de ce printemps. Le conseil de discipline doit se réunir dans un peu plus d’un mois (le 10 septembre, d’après les informations reçues).

Suit le communiqué des étudiants de Saint-Etienne


http://rebellyon.info/UJM-en-lutte-Trop-c-est-trop.html

UJM en lutte : Trop, c’est trop !

Publié mercredi 5 août 2009

Appel à soutien suite à la convocation d’étudiants grévistes de l’Université Jean Monnet devant le conseil de discipline le 1er septembre.

Le printemps 2009 a été marqué par la plus longue grève que l’université stéphanoise ait connue dans son histoire. Les étudiant-e-s et les personnels de l’UJM, mobilisé-e-s contre les lois Pécresse, combattent depuis plus de deux ans maintenant les réformes qui soumettent l’université aux logiques du monde marchand. Ces diverses lois, du Plan Campus à la LRU, compromettent gravement l’existence des petites et moyennes structures universitaires comme celle de Saint Etienne et c’est en cela que nos luttes ne sont pas vaines. Elles sont encore moins des luttes minoritaires et isolées puisqu’elles ont réussi à mobiliser et fédérer les énergies deux années durant.

Pourtant s’enfermant dans un rôle de bon élève aux ordres du gouvernement, la présidence de l’UJM a été une des premières universités de France à s’engager dans le processus LRU. De même, au cours du mouvement de grève, celle-ci s’est conformée aux différentes directives ministérielles visant à briser le mouvement de protestation. Ainsi, Khaled BOUABDALLAH a démontré sa volonté d’enrayer toutes velléités de contestation en autorisant l’entrée des forces de l’ordre le 13 mai dernier sur le site Tréfilerie mais aussi, en recourant à des sociétés privées de surveillance.

En convoquant devant des conseils de discipline une dizaine d’étudiant-e-s grévistes, la présidence de l’UJM vient de franchir une nouvelle étape dans sa logique répressive. Un accord avait pourtant été trouvé avec le président par lequel les grévistes s’étaient engagés à ne pas perturber les cours et les examens en échange de l’abandon de poursuites administratives et judiciaires. Cependant, afin d’empêcher toute reprise du mouvement de grève en septembre, la présidence a bafoué l’accord et a contribué elle-même à détruire le semblant de sérénité retrouvée qu’elle appelait de ses vœux il y a un mois à peine.

Ainsi, l’administration a trouvé comme prétexte, l’occupation illégale des locaux lors de la soirée de clôture de l’Université Solidaire du 30 juin dernier. Quelques 250 personnes s’étaient retrouvées autour d’un repas collectif et avaient assisté à des expositions de travaux artistiques et des concerts dont le déroulement et les horaires avaient pourtant été autorisés le matin-même par le responsable de la sécurité du site Tréfilerie.

L’autre fait reproché est la perturbation de la fête de l’inauguration de la nouvelle maison de l’université. Cette cérémonie devait se dérouler en présence de personnalités qui ont activement lutté contre le mouvement de grève, en la personne du recteur d’académie, du maire de Saint-Etienne et du président de l’université. C’est pourquoi les étudiant-e-s avaient décidé d’être présent ce jour là. Par ailleurs, ce projet immobilier au coût pharaonique est en lui-même une véritable provocation quand l’heure est aux suppressions de postes à l’UJM et à la précarisation de ses personnels…

Nous condamnons avec force la répression administrative contre les étudiant-e-s grévistes qui sont du fait de cette convocation, menacé-e-s d’exclusion de l’université.

Nous exprimons avec force et conviction notre attachement à une université ouverte en tant que lieu populaire de critique et d’émancipation.

Nous appelons toutes les personnes nous soutenant, à participer à la réunion publique, le 1er septembre, à la bourse du travail.

(fin du communiqué)

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