figaro; campus : ne choisir que dix dossiers, volonté de rompre avec le saupoudrage

Choix d’un article sans a priori

Marie-Estelle Pech
11/07/2008 | Mise à jour : 20:32

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Les universités françaises sont entrées dans l’ère de la compétition.

La deuxième vague de l’opération «campus» a été révélée vendredi par Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur. Les universités d’Aix-Marseille, du campus de Saclay (Yvelines) et d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) béné­ficieront des intérêts des cinq milliards récoltés après la vente, par l’État, d’actions EDF. Promesse de campagne présidentielle, ce plan a pour but de rénover l’immobilier des campus universitaires et de les rendre plus attractifs. Un quatrième lauréat, choisi entre trois projets parisiens, sera choisi après un audit immobilier. Le comité de sélection a décidé de ne pas trancher : «Un progrès a été réalisé, ils présentent un front uni, mais ce n’est pas encore suffisant, explique-t-on au ministère. On ne veut pas privilégier un projet et en oublier un autre.» La situation immobilière parisienne est par ailleurs «inextricable», a expliqué Valérie Pécresse, «on a parfois trois universités dans le même immeuble ou encore certains sites qui ne sont pas assez valorisés». C’est en fin d’année que l’on saura lequel des projets l’empor­tera. La compétition aura fait rage ces derniers mois. Les présidents de Paris Universitas, notamment, une entité qui regroupe Paris-VI, Paris-I ou encore Paris-IV, avaient fait savoir haut et fort leur mécontentement de ne pas être retenus lors de la première vague.

Avec le plan campus, les universités françaises sont ouvertement entrées dans l’ère de la compétition. Certaines ont élaboré leur projet en espérant faire mieux que le voisin, d’autres ont décidé d’unir leurs forces. En décidant de ne choisir que dix dossiers, le gouvernement a clairement affiché sa volonté de rompre avec le saupoudrage qui prévalait jusqu’alors.

Les modalités de financement des projets, avec des partenariats public-privé, sont également une nouveauté. La différence entre les universités prestigieuses et les ­universités locales est désormais affichée ouvertement. Les villes moyennes sont d’ailleurs les grandes perdantes du plan.

«Un signe fort»

Cette deuxième vague aura en revanche rétabli un équilibre entre la province et la région parisienne : Les projets de Saclay et d’Aubervilliers, depuis longtemps cités comme exemplaires par le ministère, ont été retenus. Le comité de sélection les avait dans un premier temps écartés car ils présentaient un visage trop disparate. À Saclay, les vingt et un établissements d’enseignement supérieur ont fini par trouver un accord. Même cas de figure à Aubervilliers, qui, pour Valérie Pécresse, constitue «un signe fort en direction des sciences humaines et sociales françaises. Il faut que ce campus soit à la hauteur du poids de la France dans ce domaine». Fatalement, l’opération fait des déçus, et Valérie Pécresse a souhaité attribuer un lot de consolation. Les mentions «campus prometteur» ou «campus innovant» sont attribuées à onze projets qui ne bénéficieront pas du plan campus mais d’une attention particulière de l’État, notamment Lille, Nancy-Metz, Paris-Est, Nantes, Nice, Clermont-Ferrand, Valenciennes, Le Havre, Cergy, et Dijon.

—–ref

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/12/01016-20080712ARTFIG00024-plan-campus-pecresse-devoile-trois-poles-laureats-.php

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