Archives pour juin 2009

Geisser-section 33-CNRS

juin 21, 2009

http://petition.liberteintellectuelle.net/

Motion de la section 33
(Mondes modernes et contemporains)
CNRS

La Section 33 a appris avec une vive émotion que notre collègue V.
Geisser avait été convoqué le 29 juin devant une commission de
discipline pour manquement grave au devoir de réserve, sans que la
direction de l’UMR – relevant de la section 33 – à laquelle appartient
ce collègue soit prévenue, et sans attendre l’issue d’une procédure
judiciaire en cours sous le même motif. Elle invite le directeur de
l’INSHS à protester contre l’erreur de droit que constitue cette
commission de discipline préalable à tout jugement, contre l’absence
de considération manifestée par la Direction Générale à l’égard de la
direction d’une UMR relevant de l’INSHS, et contre la dérive que
constitue une mise en cause pour « manquement au devoir de
réserve ».
Sans en rien juger le fond de l’affaire, la Section 33 rappelle que les
universitaires ne sont pas soumis au devoir de réserve, selon une
jurisprudence constante depuis la fin du XIXe siècle, et que cette
jurisprudence est fondée sur la certitude, réaffirmée à de
nombreuses reprises tant par les tribunaux que par le Législateur,
qu’une indépendance et une liberté de pensée totales et entières
sont indispensables à l’efficacité de la recherche fondamentale.
Abandonner ces principes lorsqu’il s’agit des chercheurs du CNRS
reviendrait à abandonner la mission centrale de recherche
fondamentale du CNRS.

On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus

juin 21, 2009

http://www.paperblog.fr/2046035/ca-karachi-en-sarkofrance/

Publié le 19 juin 2009 par Juan

Nicolas Sarkozy a très mal pris les accusations relatives au financement de la campagne présidentielle d’Eouard Balludur en 1995, dont Nicolas Sarkozy était le supporteur et le ministre du Budget:

En 2002, un attentat, longtemps attribué à Al-Qaïda, a tué 14 personnes dont 11 Français (11 ingénieurs français travaillant pour la DCN ou ses sous-traitants) à Karachi (Pakistan).

Jeudi, Me Olivier Morice, l’avocat de certaines parties civiles a expliqué que les juges antiterroristes étudiaient une autre piste, la thèse que cet attentat était en fait une vengeance du Pakistan contre la France: «C’est une piste cruellement logique», ont affirmé les magistrats en charge de l’instruction, Marc Trévidic et Yves Jannier, aux familles des victimes.

A l’époque, la France avait vendu des sous-marins (nucléaires ?) au Pakistan, qui n’a reçu, en contrepartie, toutes les commissions, promises par le gouvernement d’Edouard Balladur.

Or, selon l’avocat, des «rétrocommissions étaient versées», pour soit-disant servir au financement de la campagne électorale de 1995 d’Edouard Balladur.

Jacques Chirac une fois élu aurait cesser les versements, d’où l’attentat: «La piste cruellement la plus crédible, c’est que l’attentat a eu lieu car la France n’avait pas versé les commissions sur lesquelles elle s’était engagée, dans le cadre de la vente de sous-marins. C’est un choc pour les parties civiles, qui sont scandalisées qu’on leur ait caché cela aussi longtemps. Mais pendant des années, on a voulu éviter un scandale d’Etat, puisque la France n’avait pas tenu sa parole».

Interrogé sur le sujet lors d’une conférence de presse à Bruxelles, à l’occasion du Conseil Européen, Nicolas Sarkozy a évidemment moyennement apprécié l’accusation.

Sur i-télé, Me Olivier Morice a rétorqué que le président français évitait de recevoir les familles depuis que l’enquête des juges suivait cette nouvelle piste. Question du journaliste: “Selon les informations qui ont été rapportées hier à la suite d’une réunion entre les parties civiles dans l’attentat de Karachi et les juges d’instruction, il semblerait que l’origine de l’attentat ne soit pas due à un acte terroriste mais plutôt à des représailles de l’Etat pakistanais après le non versement de commissions. On parle même de rétro-commissions qui auraient pu alimenter la campagne d’Edouard Balladur en 1995. Est-ce que en tant que ministre du Budget, vous avez été au courant de tels accords ?”

Réponse de Nicolas Sarkozy :”C’était pas la peine de vous mettre à ma droite pour parler de ça, franchement. Enfin écoutez c’est ridicule. Franchement, monsieur, franchement c’est ridicule. Pas vous, hein, je me permettrais pas, je vous respecte mais enfin écoutez. Soit il y a des éléments, donnez-les nous. (Balbutiements). C’est grotesque, voilà, c’est ma réponse. Alors qu’est-ce que vous voulez que je vous dise. Raisonnement: Pour son financement Monsieur Balladur aurait accepté des commissions qui n’auraient pas été payées ensuite et ça a donné Karachi… Mais enfin, respectons la douleur des victimes. S’il vous plaît mais qui peut croire à une fable pareille. Qui peut croire à une fable pareille. Et puis si vous avez des éléments donnez-les à la justice et demandez à la justice qu’ils enquêtent. Mais enfin franchement qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Mais, honnêtement, qu’est-ce que vous voulez que je réponde là-dessus. Y a 14 ans, de surcroît.

On est dans un monde où tout se sait, où la notion de secret d’Etat n’existe plus…

Mirail toulouse 3 juin 2009

juin 6, 2009

http://mirail.enlutte.info/spip.php?article432

UNIVERSITÉ SOUS TUTELLE POLICIÈRE mercredi 3 juin 2009, par Comité de Luttes UNIVERSITÉ SOUS TUTELLE POLICIÈRE À 5h ce matin, les forces de l’ordre (plus de 25 camions de CRS et de Gendarmes Mobiles et des BAC) accompagnées par Pierre-Yves BOISSAU, vice-président du Conseil d’Administration, ont fait évacuer l’Université du Mirail et notamment « nettoyer l’Arche », occupée par les étudiant-e-s en lutte.

Déjà hier après-midi, alors que la fermeture administrative, décrétée par la présidence, venait de prendre effet, le même Pierre-Yves BOISSAU avait guidé les Renseignements Généraux et le commissaire divisionnaire dans le campus. Alors même qu’une 20ène de camions de CRS cernaient le Mirail.

Nous, étudiant-e-s en lutte, dénonçons et condamnons une présidence qui rompt tout dialogue, insulte et use de violences répétées contre ses étudiant-e-s, dont le seul moyen de contrôle est l’usage des forces de l’ordre.

Nous tenons à souligner, qu’alors même que la fermeture administrative est encore en cours, les personnels du SGEN-CFDT, d’Université et Démocratie et assimilés, sont les seuls à avoir accès aux locaux pour mieux organiser la levée des piquets de grève, à l’aide d’une entreprise privée.

Après plus de 4 mois de grève contre la LRU et le processus de Bologne dans lequel elle s’inscrit, l’unique réponse du gouvernement à un mouvement de grève nationale d’une telle ampleur contre la marchandisation et la privatisation du savoir et des universités, est l’intervention policière.